Il y a ceux qui meurent dans leur sommeil et ceux qui partent de façon totalement imprévisible ! L’histoire regorge de ces récits d’hommes et de femmes qui sont morts dans des circonstances assez incroyables. Des fins de vie tellement étranges qu’on a du mal à y croire et pourtant tout est vrai ! Découvrez sans plus attendre le top 10 des morts les plus folles de l’histoire.
Le célèbre auteur tragique grec est mort vers 456 avant. J.-C. lorsqu’un rapace a confondu son crâne chauve avec un rocher. Valérius Maximus et d’autres auteurs antiques racontent que l’oiseau a lâché une tortue vivante sur sa tête pour briser la carapace. Le crâne d’Eschyle a été fracassé et l’homme est mort sur le coup. Ironie du sort : les oracles lui avaient prédit qu’il mourrait écrasé par une maison… il aura fallu une tortue pour réaliser la prophétie de façon très littérale.
En 207 avant J.-C, Chrysippe de Soles, un philosophe stoïcien, a vu un âne manger des figues. Il a trouvé la scène vraiment hilarante et s’est écrié “Donnez maintenant à cet âne du vin pur pour faire passer les figues !” après quoi il est parti dans un fou rire avant de s’écrouler raide mort devant les yeux médusés de plusieurs témoins ! En 1556, le poète et écrivain Pietro Aretino est lui aussi littéralement mort de rire après avoir entendu une blague grivoise. On raconte qu’il serait tombé de sa chaise en riant… pour ne jamais se relever.
Hans Steininger, le maire de Braunau n’était pas du genre à se raser chaque matin : sa barbe, qui mesurait tout de même près d’un mètre quarante, descendait jusqu’à ses pieds ! Pour pouvoir marcher et travailler sans trébucher, il ne laissait pas sa barbe flotter au vent mais il l’enroulait soigneusement et la rangeait dans une poche en velours cousue à l’intérieur de son vêtement. Le 28 septembre 1567, un incendie se déclare dans la ville. Dans le chaos et la panique générale, Hans se précipite pour aider à organiser les secours et évacuer les lieux. Dans l’urgence, sa barbe se détache de son support et se déroule alors qu’il se trouve en haut d’un escalier. En descendant les marches précipitamment, il pose le pied directement sur l’extrémité de sa propre barbe. Vous avez probablement deviné la suite : Il perd l’équilibre, bascule dans les escaliers, se brise les vertèbres cervicales et meurt sur le coup. Avant de l’enterrer, les habitants ont coupé sa barbe. Elle a été conservée, traitée chimiquement, et elle est toujours exposée aujourd’hui sous une vitrine au Herzogsburg, le musée municipal de Braunau.
Charles VIII n’a vraiment pas de chance : en plus de figurer dans le top 15 des rois les plus moches, il s’est offert une place de choix au panthéon des morts les plus absurdes ! Le 7 avril 1498, à l’âge de 27 ans, pressé d’assister à une partie de jeu de paume (l’ancêtre du tennis), il se cogne la tête violemment au linteau d’une porte basse au château d’Amboise. Sur le coup, il ne perd pas connaissance mais quelques heures plus tard, alors qu’il assiste au match, le mari d’Anne de Bretagne s’effondre brusquement. Charles VII vient de mourir d’une commotion cérébrale.
Si vous pensez avoir passé une mauvaise journée, songez à Sigurd le Puissant : ce chef viking a réussi l’exploit de se faire tuer par un ennemi qu’il avait déjà décapité... Tout ça à cause d’une dentition mal alignée… Pour mieux comprendre cette histoire un peu folle, revenons un peu en arrière. Nous sommes en 892 : Sigurd est un chef viking redoutable qui a conquis une bonne partie du nord de l’Ecosse. Pour asseoir sa domination, il défie son rival, un chef local nommé Máel Brigte. Ce dernier est surnommé "Brigte aux dents pointues" à cause d’une malformation dentaire assez spectaculaire. Un détail qui vous le verrez à toute son importance ! Le pacte était simple : un combat loyal à 40 contre 40. Mais Sigurd, fidèle à sa réputation, arrive avec 80 hommes et remporte le combat ! Pour fêter dignement cette victoire, Sigurd décapite Máel Brigte et attache la tête du vaincu à sa selle comme trophée. C’est là que le karma entre en scène : alors qu’il galope fièrement, la tête de son ennemi balance contre sa jambe. Les fameuses dents pointues de Máel Brigte égratignent le mollet de Sigurd. La blessure, bien que superficielle, s’infecte gravement : la gangrène s’installe et Sigurd meurt quelques jours plus tard. Il est donc techniquement le seul homme de l’histoire à avoir été mordu à mort par un homme mort ! Morale de cette histoire : il vaut mieux éviter de tricher et il faut avoir la victoire modeste…
Franz Reichelt est sans conteste le roi de l’excès de confiance technologique ! En 1912, ce tailleur parisien a convié toute la presse au pied de la Tour Eiffel pour assister à la démonstration de sa toute nouvelle invention : un parachute costume. Alors que tout le monde pense qu’il va utiliser un mannequin, Reichelt, sûr de son invention, décide au dernier moment de tester l’engin lui-même. Sous les yeux des caméras de l’époque, il hésite quarante secondes avant de se lancer dans le vide. Le costume ne s’est jamais ouvert et le pauvre homme s’est écrasé au sol sous le regard horrifié des journalistes et passants.
Si vous doutez de la solidité des fenêtres de votre bureau, ne faites surtout pas comme Garry Hoy. En 1993, cet avocat respecté de Toronto a voulu prouver à un groupe de jeunes étudiants que les vitres du gratte-ciel de la banque Toronto-Dominion étaient incassables. Pour épater la galerie, il s’est jeté de tout son poids contre la baie vitrée du 24ème étage. Garry avait raison, la vitre était effectivement d’une solidité exemplaire. Elle ne s’est pas cassée ... mais elle est sortie de son cadre ! Le châssis entier de la fenêtre a cédé, emportant l’avocat dans une chute fatale 100 mètres plus bas.
Le 17 octobre 1814, le quartier pauvre de St. Giles à Londres a été le théâtre d’une catastrophe aussi absurde que dévastatrice. Tout commence par la rupture d’un cerclage en fer sur l’une des immenses cuves de fermentation de la brasserie Meux & Co. À l’époque, ces réservoirs étaient de véritables prouesses d’ingénierie s’élevant à plus de 7 mètres de haut. Sous la pression colossale, la cuve principale explose, provoquant une réaction en chaîne qui détruit les réservoirs voisins. En quelques secondes, plus de 1,5 million de litres de bière jaillissent dans les rues étroites de St. Giles. Les témoins évoquent une vague de plus de 4 mètres. Le bilan est terrible : huit personnes meurent noyées ou écrasées sous les décombres suite à ce déluge de bière. La légende raconte que des centaines de Londoniens se seraient rués avec des seaux et des chopes pour boire à même le caniveau, provoquant des cas de comas éthyliques massifs ! Les historiens sont plus prudents et évoquent quant à eux une attitude exemplaire des habitants qui auraient au contraire fait preuve d’une grande solidarité en participant aux opérations de secours. Alors qui croire ?
En 1871, Clement Vallandigham, avocat dans l’Ohio aux Etats-Unis, a réussi l’exploit de gagner son ultime procès... au prix de sa propre vie. Son client est un certain Thomas McGehean, accusé d’avoir abattu un homme lors d’une bagarre de saloon. La thèse de la défense est audacieuse : la victime se serait accidentellement tiré dessus en sortant son propre pistolet d’une poche de pantalon. Pour convaincre le jury, Vallandigham décide de procéder à une reconstitution devant plusieurs témoins dans sa chambre d’hôtel de Lebanon, dans l’Ohio. Il veut prouver que le coup de feu a pu partir tout seul. Un pistolet encore chargé (mais ça il ne le sait pas encore !) qu’il avait confisqué lors de l’enquête est utilisé pour cette reconstitution. Il place l’arme dans sa poche, se lève, et mime le mouvement de la victime. Le coup part, le touchant mortellement à l’abdomen. Impressionné par cette “preuve” de la dangerosité de l’arme, le jury a conclu que la thèse de l’accident était crédible et McGehean a été acquitté !
Marcus Garvey (1887-1940) est l’une des figures les plus marquantes et controversées de l’histoire du XXe siècle. Leader politique jamaïcain, il est considéré comme le père du panafricanisme et du nationalisme noir. Il a passé sa vie à prêcher l’unité et le retour vers l’Afrique. Mais en 1940, alors qu’il vit à Londres, sa santé décline après une première attaque cérébrale. Le 10 juin 1940, une rumeur se répand : Marcus Garvey serait décédé. Le journal The Chicago Defender publie alors une nécrologie particulièrement virulente. Le texte décrit Garvey comme un homme “brisé, seul et oublié”, affirmant qu’il est mort “sans argent et sans prestige”. Le problème ? Garvey est encore bien vivant lorsqu’il reçoit le journal. En lisant ces lignes cruelles qui enterrent sa réputation avant son corps, il est pris d’une émotion si violente qu’il subit une seconde attaque cérébrale. Il meurt quelques heures plus tard. C’est donc la lecture de l’annonce de sa propre mort qui a fini par le tuer.